Auteur: VERSTEVEN Paul
Uchi deshi d'Alain Peyrache
Uchideshis, sotodeshis, élèves, visiteurs.
Sotodeshi désigne un élève extérieur, non résidant au dojo, et
uchideshi l'élève vivant au dojo.
- Soto: extérieur
- Uchi: intérieur
- Deshi : élève, disciple...
Les uchideshis sont donc les élèves du maître et font partie de son dojo.
Les sotodeshis sont des élèves du maître qui ont leur dojo ou qui font partie d’un dojo différent de celui du maître ; ce sont donc des visiteurs dans le dojo du maître.
Cette nuance est souvent mal comprise.
1. Du point de vue de l'étiquette :
Vous êtes élève du dojo ou uchideshi du dojo :
Si vous arrivez à l'heure :
Vous prenez votre place sur le tatami normalement.
Si vous arrivez en retard :
Deux versions existent :
Version traditionnelle :
Vous attendez au bord du tapis que le maître vienne vous voir ; cela commence par les salutations d'usage (bonjour, bonsoir, etc.), l'élève s'excuse de son retard, et demande l'autorisation de monter sur le tatami.
Cela pour rappeler qu'à chaque cours, l'élève, même en règle au point de vue administratif (inscription, cotisation...), est présent avec l'autorisation implicite du maître. Celui-ci peut, à tout moment, lui demander de quitter le dojo... provisoirement ou définitivement.
Version moderne :
En raison de la vie moderne où les retards sont fréquents et afin de ne pas déranger le cours,
le maître autorise
- — à condition toutefois que l'élève soit parfaitement en règle sur le plan administratif
- — une procédure plus moderne, dont le principe est le suivant : quand on est en faute, on ne se fait
surtout pas remarquer. Donc, le plus discrètement possible, l’élève en retard :
- entre dans le dojo,
- monte sur le tatami,
- salut en direction du tokonoma puis du professeur,
- s’insère dans le cours,
- vient à la première occasion saluer le professeur, s'excuser de son retard et demander l'autorisation de pratiquer.
En aucun cas :
L’élève en retard longe le tatami, dit bonjour, voire discute avec ses camarades sur le tatami, etc.
Cela serait parfaitement impoli et irrespectueux.
Si vous n'êtes pas du dojo et que vous arrivez en retard :
- Vous n'allez pas au vestiaire vous changer ce qui serait inconvenant et impoli,
- vous venez au bord du tatami,
- vous attendez que le professeur ou l'uchideshi dont c'est la tâche vienne à vous,
- vous vous présentez : je suis l'élève de Me...,
- vous formulez votre requête : « A quelles conditions puis-je participer au cours qui est déjà commencé ? »
Si vous êtes élève et que vous allez pratiquer dans un autre dojo comme visiteur :
Vous devez informer le professeur de votre dojo car vous représentez son enseignement.
Éventuellement, il vous fera une lettre de recommandation pour le professeur du dojo qui va vous recevoir.
Dans le dojo qui vous reçoit : voir plus haut.
Si votre professeur est absent et que vous recevez un visiteur :
L'attitude qui consiste à laisser faire (je ne me mouille pas, laissons à quelqu'un d'autre le soin de régler
le problème, etc.) est irresponsable et démontre l’incompétence de l’uchideshi.
Les uchideshis savent pertinemment à qui le professeur peut autoriser l'accès du tatami.
Le professeur veille à chaque instant à ce qu'ils soient informés sur le sujet.
Ils doivent agir de la même manière que le ferait le professeur.
S'ils ne le font pas, s'ils se trompent, ils n’accomplissent pas leur devoir, ou mal,
et ils devront en rendre compte à leur professeur à son retour.
Celui-ci sera au courant tôt ou tard. Vouloir lui cacher
— ou compter sur la solidarité des autres élèves
— est signe d'infantilisme, d'irresponsabilité... et d'incompétence ;
aussi, au lieu d'une, vous commettez deux erreurs et lorsque la difficulté se représentera vous serez
dans l’erreur de nouveau. L'attitude de l'aïkido est inverse :
si je fais une erreur, je veillerai à ne plus la commettre...
C'est ce genre de situation qui permet de distinguer ceux qui sont compétents de ceux qui ne le sont pas
et ceux qui développent les qualités pour devenir de bons aïkidokas de ceux qui ne les développent pas
et qui ne les développeront probablement jamais. On ne peut pas mentir longtemps, ni à son professeur,
ni à soi-même.
Ainsi, on s’aperçoit que l'aïkido n'est pas simplement une gestuelle sportive mais qu'il fait appel à
des qualités morales : l’honnêteté, la franchise, la capacité d’autocritique, la faculté d’assumer ses
responsabilités et ses erreurs, etc. Ce sont particulièrement ces qualités qui feront de vous un véritable aïkidoka. On ne peut pas démontrer ces qualités dans certaines circonstances et pas dans d’autres ; c’est l’affaire de chaque instant qui implique une vigilance permanente. C'est pourquoi un professeur d'aïkido se fie aux actes et non aux paroles.
Les uchideshis représentent l'enseignement du professeur ; ils doivent donc, en cas d’absence de ce dernier,
agir comme lui.
2. Exemples d'attitudes déviantes ou mal comprises :
Exemple 1 : « Quiconque peut aller s'entraîner dans n'importe quel dojo EPA gratuitement ! »
Faire partie d’une même école — par exemple l'EPA — ne justifie pas d’être autorisé à aller pratiquer
dans n’importe quel dojo de l’école.
Ceci serait contraire au principe fondamental de l’aïkido :
« un maître, un dojo », défendu par l’EPA. Contourner ce principe reviendrait à admettre que l’EPA, et tout
maître en faisant partie, pourrait imposer un élève de son école à n’importe quel professeur EPA !
Rappelons que seul le professeur décide de l'appartenance d’un pratiquant à son dojo.
Rappelons que faire partie d'un dojo et en devenir uchideshi, implique de satisfaire plusieurs conditions :
- Régler le montant de la cotisation du dojo. La qualité de membre se perd par le non acquittement de la cotisation.
- Fournir un dossier d'inscription complet, composé d’un certificat médical de moins d'un mois,
d’une fiche d'inscription remplie et signée, d’un chèque du montant de la cotisation, etc.
Une seule pièce manquante interdit l’accès au tatami.
- Être accepté par le professeur. Ceci est un principe inhérent aux arts martiaux traditionnels japonais et,
par suite, à l'aïkido.
Comme toute « entreprise », un dojo, même s’il est géré sous la forme d’une association sans but lucratif,
a une réalité économique.
Le maître du dojo a le souci de la prospérité de son dojo.
Il est donc logique et économiquement sain qu’un élève qui reçoit l’enseignement d’un maître ait réglé
sa cotisation dans le dojo de ce dernier.
Que penser du comportement
- heureusement peu fréquent
- des élèves qui, pour des raisons vénales, règlent leur cotisation dans un dojo dont les tarifs sont
relativement inférieurs et satisfont leur intérêt de pratiquer habituellement dans un dojo différent ?
Tout d’abord, qu’ils reçoivent injustement un enseignement gratuit ;
ensuite, qu’ils font preuve d’un manque de respect à l’égard du professeur dont ils suivent les cours ainsi
qu’à l’égard des autres élèves du dojo qui, eux, ont régulièrement réglé leur contribution ;
et enfin, qu’ils favorisent le fait que certains dojos soient lésés sur un plan financier alors que
d’autres s’enrichissent à tort.
Les raisons qui font qu’il existe une disparité dans les tarifs pratiqués
par les dojos sont nombreuses et ne sont pas systématiquement liées à des différences de qualité ou des velléités
d’enrichissement excessif.
Les écarts de prix sont souvent justifiés par des conditions de fonctionnement
différentes : nombre de cours hebdomadaires, charges de structures (dojos privés versus dojos publics),
dynamique publicitaire, frais d’animation interne, équipement, etc.
A chacun de savoir considérer, choisir et agir avec honnêteté.
Exemple 2 : « On peut changer de dojo tout en gardant le même professeur ».
Si le maître choisit son élève, l’élève est également libre de choisir son maître.
Un élève peut délibérément de changer de dojo ; dans ce cas, il doit savoir qu’il changera inévitablement
de professeur (« un maître, un dojo »). Et qu’il ne pourra pas considérer que, sous prétextes d’un certain
positionnement passé, il aura des prérogatives. En effet, un maître ne considérera pas (ou plus)
comme son élève un pratiquant membre d’un autre dojo.
Que ce soit pour des raisons d’éloignement géographique ou pour se soustraire à des obligations jugées trop
contraignantes ou encore pour tout autre motif, un pratiquant ne pourra plus se considérer comme élève du
professeur qu’il a quitté. S’il revient au dojo, il aura un statut de visiteur et sera soumis aux règles y afférent.
Changer de dojo pour se soustraire aux sollicitations d’un maître exigeant et strict, tout en espérant y revenir
opportunément pour profiter de l’enseignement caractérise un comportement opportuniste.
Un tel état d’esprit, ni très nouveau, ni très original, n’est pas digne d’un pratiquant d’aïkido.
Pour un professeur d'aïkido, il appartient à l'élève de faire des choix dès l’instant où il pénètre dans le dojo.
Son avenir d’aïkidoka en dépendra. L’attitude stérile consistant à éviter d'en faire ne mène à rien, sinon à l'échec.
De même, ne pas reconnaître ses erreurs est tout aussi stérile et conduit au même résultat : on est victime
de son orgueil, de son égocentrisme. Autant de contre-indications à la pratique de l'aïkido.
Ces travers se révèlent très vite chez un individu et il est vraiment très rare que la personne change ;
en général la pratique de l'aïkido accentue ces travers.
Ne pas reconnaître ses erreurs est aussi stérile et conduit au même résultat : on est victime de son orgueil,
de son égocentrisme. Autant de contre-indications à la pratique de l'aïkido. Ces travers se révèlent très vite,
il est vraiment très très rare que l'individu change ; en général la pratique de l'aïkido accentue ces travers.
On fera forcément des erreurs, mais la technique nous apprend :
« 8 fois par terre, 9 fois debout ».
Cela signifie qu'on est capable d'autocritique et de ne pas commettre deux fois une même erreur.
C'est le principe de misogi qui consiste à éliminer tout ce qui nous pollue de sorte à assainir notre façon
de travailler.
Exemple 3 : « On peut quitter un dojo et y revenir quand on veut ».
On peut être conduit à penser cela lorsqu’on cherche à esquiver certaines obligations
— autrement dit avoir les avantages sans les inconvénients. Cela révèle alors une incompréhension totale de
l'aïkido et des lois orientales...
En fait, le professeur que vous quittez sur votre initiative n'apprécie pas d'être considéré
comme un produit de consommation.
Un tel comportement dénote un manque de jugement de la part d’un élève qui choisit de satisfaire
des intérêts triviaux, personnels au détriment de l'intérêt du dojo et de l'aïkido.
Le tatami représente le champ de bataille ; sur un champ de bataille s’entoure-t-on de gens non fiables
qui vous abandonnent par intérêt personnel ?
Si l’élève est libre de ses choix, le professeur est libre des siens, comme celui de reconnaître qui il veut pour
élève et de refuser un retour. Dans le meilleur des cas, l’élève ne sera admis dans son ancien dojo qu’en tant
qu’invité occasionnel et sur autorisation du professeur..
Exemple 4 :
« On peut aller dans un autre dojo, monter sur le tatami et pratiquer sans se présenter au professeur ».
En pareilles circonstances, il est du devoir des uchideshis d’intervenir immédiatement,
avant même que le visiteur accède au vestiaire et de lui rappeler poliment ses obligations envers le dojo.
En cas de refus de suivre les règles de fonctionnement du dojo, le visiteur doit être reconduit vers la sortie.
Une absence de réaction de la part des uchideshis dénoterait un manquement à leur devoir et constituerait
une erreur grossière.
aikido en beaujolais une réalité à villefranche bois d'oingt genay à l'aikido caladois
le dojo aikido est situé dans le beaujolais. Les japonais adore beaujolais.
Ne pas confondre aiki et aikido ou aikijustsu, l'origine est la daito ryu.
Ueshiba fondateur ou o sensei de l''Aïkido ou aikido est un art martial japonais
Etonnant de trouver un pratique japaonaise dans le beaujolais.
Paul bocuse contribua à faire connaitre le beaujolais au japon.
Un art martial issu du japon inventé par Morihei Ueshiba le fondateur de l'aikido
de l'aikikai so hombu de tokyo qui eu comme élèves: nakazono, tamura, noro, asai,
tada, tadashi abe, murashige, tohei koichi, sugano, yamada, chiba et bien d'autre.
.
L'aikido n'a rien à voir avec le iai, le jo do, le katori shinto ryu,
Miyamoto Musashi dont l'histoire date du 16ème sciècle.
Pas plus que l'omotokyo de Déguchi est une branche du shinto ou du boudhisme.
à l'origine les techniques de combat des samurais, guerriers japonais respectant
le Bushido code d'honneur des samurais. Il pratiquait nombreux arts martiaux : le
judo, le karaté, le kendo, le iaïdo, les jitsu, kempo, zen, Ikebana, sur des tatamis.
on trouve de l'aïkido à Lyon, Villefranche, Tassin, Givors, Saint-Étienne, Valence,
Bourg-en-Bresse, Villard, Châtillon, Macon,Chalon-sur-Saône, tournus.
Alain Peyrache à travailler avec les plus grands experts japonais : sensei, Shihan,
Nakazono, Tamura, Noro, Asaï, Chiba, Yamaguchi, Tada, Fujimoto Kishomaru Ueshiba,
waka sensei, Tohei, Saito.
lors de son voyage en Chine le fondateur a connu le kong fu, le tai chi, le tchi
kong, le shiatsu, le bouddhisme.
l'EPA est la fédération officielle européenne reconnue par le roi des Belges, c'est
aussi l'école Alain Peyrache shihan dans le système menkyo qui pratique l'aïkido
traditionnel.
Il a gravi tous les échelons : deshi kyu, dan, fu ku shi do in, shi
do in, shihan .
il apprécie beaucoup : le Beaujolais, Morgon, chirouble, Bordeaux, Saint-Émilion,
châteaux Margaux, château Yquem, foie gras, côtes-du-Rhône, Châteauneuf-du-Pape.
Jusqu''au plus petit village: denicé, lacenas, oingt, alix, belleville, pérréon, montmelas, macon
clochemerle, tout le monde connait l'aikido.